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Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /Sep /2007 18:48

A bord du TGV
à 320 à l'heure
on vous propose
la cuisine en cocotte:
paradoxe, antinomie, oxymoron???
cuisiner en cocotte, c'est long, c'est lent.

ça permet de recycler des morceaux de ceci de cela comme ici: 100-2744.JPG
dans la terrine dans la cocotte dans la cassolette
jamais oublier d'écraser l'ail
100-2746.JPG
ni de mettre l'oignon qui figure pas sur l'image
100-2748.JPG
et puis faut programmer le four avant
de s'en aller au chagrin
100-2751.JPG
et le midi ou le soir, si on a bien compté
(2 ou trois heures à 150° plus le préchauffage
plus le temps d'attente éventuel
c'est du calcul)
on rentre, ça sent bon, c'est prêt!

ou bien on a un émincé de veau
100-2756.JPG
avec des anchois
100-2757.JPG
un munster

100-2759.JPG du vin blanc
on programme le four:

"tu commences à telle heure
tu finis à telle autre
et lorsque je reviens
tout sera cuit à point"
(il faut savoir parler à son four)
Et puis plus d'excuse avec cette forme de cuisine:
"emmène donc mon chéri, tes parents au musée
je suis sûre et certaine que cela les amuse
je ne peux pas venir, moi je fais ma Bocuse
et quand vous rentrerez le repas sera prêt"

100-2762.JPG
100-2763.JPG
ici un émincé de boeuf on colore à la poêle
et on cuit en terrine deux heures (un peu d'eau
et deux bouillons pour saler)
100-2766.JPG
car je me sens moins sotte
je cuisine en cocotte
car je me sens moins bête
grâce à ma cassolette
je me sens moins crétine
je cuisine en terrine.




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Mardi 14 août 2007 2 14 /08 /Août /2007 19:06

des aubergines ci-dessus
passons à ceci:


croquettes ou beignets
qui ont forme et couleur
laissant penser d'autres choses.


 et ce n'est pas faute
d'avoir tenté autrement.


mais comme l'intérieur de la croquette reste mou
on préférera la poche à douilles
et la forme oblongue
qui évoque la cartouche
ou autre chose tant pis
(mais d'un chien assez petit tout de même)




cuisson en eau salée


réduit en 650 grammes de purée


25 grammes de basilic


200g de ce fromage italien qu'on consomme en poudre


1 oeuf
50g de chapelure
100 de farine
et repos

puis
à 160° et 8 à 10 minutes
Et ce qui surprend chez le consommateur moyen
c'est qu'il n'a ni le sentiment que la croquette
ressemble à une de jeune chien
mais qu'à aucun moment non plus
il estime avoir
mangé des aubergines...
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Jeudi 2 août 2007 4 02 /08 /Août /2007 18:27

Jamais au grand jamais nous ne lirions une recette de choucroute sur un site italien.
pourquoi au nord de Nice, parler de pizza?
Les gants blancs sont au nord de Nice et osent parler de pizza:
Primo: faites la pâte que vous voulez,
mais si vous avez des enfants,
ou un appareil dentaire,
ou bien des enfants dentistes
mettez des oeufs.
Pas dans l'appareil dentaire de vos enfants dentistes!
non, dans la pâte à pizza!


ce qui pourrait donner:
en grammes:
500 de farine
70 de beurre
2 oeufs
40 de levure boulangère
un mélange sel/sucre
un mélange eau/lait tiède
pour faire une molette pâte.
Bien vu: vous dites que cette pâte est briochée?
Gagné!
Maintenant supposons que vous aimez la pâte ferme, dure et fine
500 farine
sel
levure
70 beurre
350 eau
ni oeuf ni sucre ni lait



et que mettre sur la pizza???
la "préparation pizza" en grande boîte collectivité vendue chez Intermarché ou Netto au rayon grosses boîtes est un excellent produit!

pour le reste: recyclons nos fromages, mettons des merguez
des anchois et des sardines
des poivrons des champignons
du jambon
des fruits de mer et des olives
puis
des herbes de Provence
et recouvrons le tout d'Emmental râpé.
(peut-être pas tout ça à la fois, quoique...)



four chaud à plein régime, jusqu'à ce qu'à l'odorat
la pizza vous dise:
souviens-toi de moi!



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Jeudi 2 août 2007 4 02 /08 /Août /2007 17:23
 
dialogue:
-bonjour, je suis une pâte à kouglhopf
-et moi je suis une crème pâtissière
-marions-nous dare dare sinon, pfff
(voici une rime dont on n'est pas fier)
(la crème pâtissière est décrite dans "mille feuille"
la pâte est celle de "streussel": pas un écueil! )
- marions nous : je m'étale au rouleau
et toi par dessus à la spatule!
-ne sommes nous pas un brin ridicules?
-que nenni c'est du joli bouleau
-allons-bon, à présent on nous roule
-et sitôt on nous coupe au couteau
-il ne faut pas que la crème s'écoule
-le moule se doit d'être un peu haut
-la chaleur et le temps nous gonflent
et l'on acquiert un joli minois
-c'est normal puisque l'on est chinois
-mais j'entends qu'à 200 le four ronfle
-durant quarante minutes on nous cuit
-à l'odeur qu'on répand nul ne fuit
ce serait même plutôt le contraire
-il reste un dernier truc à nous faire
on nous recouvre de sucre glace
-attention, s'il coule trop ça agace
-et nous resterons chinois jusqu'à
ce que le dernier bout soit plus là!













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Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /Juin /2007 18:39
la plupart des repas de la plupart des gens
c'est pas du délicat comme du lapin au sang:
un sandwich du fast food ou bien le tout venant
peut-être une salade et un bout de pain blanc
alors, oui, savoir faire une gaufre ressemblant
même de loin mine de rien ou même confusément
à celle que l'on achète à la fête à neuneu
j'en réclame, j'en souhaite et j'en veux pas qu'un peu.

Aller encore une fois à la fête foraine
s'encanailler un brin en mesurant sa veine
et sans se l'avouer n'avoir qu'un seul motif
la gaufre qu'on dévore ainsi qu'un primitif
avec le sucre en poudre qu'on dirait qu'on le sniffe
ou bien la chantilly qui vous blanchit le pif.

Si l'on a de la joie à ces gouttes de miel
comment qu'on se pâmera aux arpèges d'un Pleyel!

et donc en grammes quelque chose qui ressemble assez:
250 farine
3 oeufs
150 sucre
10 de levure chimique
125 de beurre fondu
3 sel
le tout battu
avec 250 de bière








notons que plus elles sont sombres plus elles croustillent, de la même façon qu'il est possible de les faire à l'avance et de retrouver du croustillant en les remettant dans le gaufrier juste avant de servir: tièdes, elles sont parfaites pour recevoir la chantilly.
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Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /Juin /2007 18:36
autour du vin de noix règne un magma de considérations étranges, à base de numérologie, de météo, de datation, de méthode.

Contagieuses rumeurs qui aboutirent à de curieuses digressions. Ce moule à kougelhopf géant à côté de ce bocal de 3 litres de contenant ont fait penser à Lucien Neuwirth, grâce à qui les femmes purent choisir enfin d'avoir des enfants ou non, de faire de mini ou de géants kougelhopfs, des petits bocaux ou de monstrueuses conserves.


CQFD ce qu'il fallait démontrer au lieu de rêvasser, ce bocal ne peut servir au vin de noix.


Un grand récipient, voilà.
Pour y mettre les 40 noix vertes cueillies autour de la St Jean, qui séjourneront 40 jours dans un vin rosé par exemple (cinq bouteilles) avec un kg de sucre fin et un litre d'alcool à 40°


Notons que les noix sentent la résine, que le vin va s'assombrir, mais qu'au moment d'en servir, il se trouve toujours quelqu'un pour s'exclamer: "du vin de noix!"
on ne sait pas sur quoi se fonde cette exubérance tant est enfantine la recette.
Noter aussi que l'on peut mettre les noix (12!) dans un litre d'eau de vie,avec 20 sucres pour la même durée, quelquefois au soleil!
 Cependant,aussi, il y a toujours quelqu'un qui s'écrie "c'est pas du tout comme ça qu'on fait,
 c'est une recette à la noix".
Certes.
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Jeudi 14 juin 2007 4 14 /06 /Juin /2007 17:15
Hommage aux femmes du temps jadis, qui, lorsque leur bonhomme se trouvait au placard, lui portait une grosse miche de pain truffée d'un flingue, d'un surin, d'une égoïne, enfin: de l'arsenal à évasion. Y'a pas pour sûr un livre de cuisine qui raconte comment faire cuire un pain truffé d'un pétard, si ça se trouve, chargé! Pas un ne raconte comment inclure et cuire un couteau, un fil de scie, une lime.
Aujourd'hui, certes, on ne cuisine plus de l'armurerie: Vot'bonhomme, il se tient comme y faut, costume rayé et dîners d'affaire tant et si bien (ou si mal) que c'est pas au violon qu'y faut le visiter, mais dans sa maison de cure, dans laquelle on tente, en l'affamant, de lui faire perdre l'essentiel du demi quintal qu'il porte en surcharge.
Et c'est là qu'on se souvient des recettes d'emballage du temps jadis.

En grammes: 350 de farine
                         7 de levure sèche express
                         40 de beurre
                         3 de sel
                         5 de sucre
                         170 de lait
                         1 oeuf










Ici on emballe du fromage de chèvre et du bacon





il est admis généralement que la saucisse de Strasbourg doit venir de Strasbourg et de chez le meilleur encore, qui se trouve tout droit en descendant du TGV, au centre ville pratiquement, oui, c'est vrai, il vous vend une marchandise impeccable au prix de l'or en barre, mais vos proches méritent tant, et  votre sac isotherme tient facilement 2h20!
si  personne  de votre entourage  ne se trouve entravé   et affamé, le hot dog peut constituer un sandwich honorable, et la saucisse briochée un apéritif anticipé.
Pour la visite éventuelle au lieu de cure, n'oublions pas d'apporter un Saint-Emilion dans un emballage de lait de soja...
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Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /Juin /2007 17:55

L'inspecteur avait vu juste!
-C'est du coulis de fruits rouges, obtenu par centrifugeuse, un appareil qui remplace le vieux lange qu'utilisait mère-grand. Suite de quoi, on nettoie les 10 pièces de l'appareil, faut du courage pour le sortir. D'un autre côté qui c'est qui a encore un vieux lange?
-Inspecteur, faut pas légèrement sucrer, citronner et chauffer?
-Bien vu agent Marjorie, pour une stagiaire vous êtes remarquable! Mais le plus criminel, continua l'inspecteur, c'est ce qui vint ensuite.
Marjorie frissonna. Elle était court vêtue et le congélateur tenait portes ouvertes.
-Pour obtenir ça, fit l'officier de police, faut fouetter, battre, sucrer, casser, mouler, surgeler! Pas une de ces actions n'est légale!
3 jaunes, 150 de sucre
3 blancs battus, non sucrés
400 de crème fraîche, battue et sucrée 100 de sucre glace
100 de meringue cassée
le tout mélangé
moule à cake chemisé et ajustable de préférence












Blême, émue, tremblante, Marjorie n'en menait pas large
Combien de temps encore saura-t-elle cacher à son supérieur de la brigade anti-drogue chargé de la lutte contre le sucre blanc
(déclaré enfin drogue dure et illégale, depuis le 7 août 2014)
oui, qu'elle, Marjorie, stagiaire de police, se shootait tous les soirs au CNC (caramel nougat chocolat), le fameux cocktail qui remplissait de dealers les "bio-prisons"
(centres de rééducation FLBC: fruits légumes brocolis choux)
Oui, Marjorie de l'anti-drogue s'en mettait tous les soirs ras la casquette!
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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 18:29
Le graillon c’est l’odeur, avec le chou et l’ail, de la grande rusticité culinaire.
Faut donc s’attendre à ce que ça devienne très chic, entre deux bouchées de caviar et un coup de Veuve de dire :
 --Je fais mes quenelles de moelle myself my dear.
--…… ??? Vos allusions sont-elles, ma chère, graveleuses ???…
--C’est first degré mon cher, tout cela serait plutôt graillonneux.
Qu’on en juge :


scrupuleusement éviter, à ce stade, le questionnement d'un enfant: c'est à quoi que ça sert, c'est-y où que ça se trouve, alors le boeuf il est mouru???


à ce stade, l'enfant, s'il revient, pas rancunier, il demande:
"c'est quoi que ça sent si mauvais?"
-- C'est du gras qui s'épanche en même temps qu'il suinte...
L'enfant repart.


il a tort car ça sent le graillon: ni bon ni mauvais, incontournable.


après filtrage il y a là 50g de moelle liquide


oeuf persil échalote sel poivre
et surtout muscade râpée


et 50g de chapelure



avant de les rouler en billes, il convient de tester la tenue en situation réelle: la quenelle qui infuse dans le bouillon gras bouillant, et qui patiente que l'on veuille servir. S'il se délite, on ajoute de la farine avec mesure, mais fermement, il n'est pas question que la bille roule sa bosse.
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Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /Mai /2007 20:06
Combien de fois ça s'est produit?
au restau vous vous installâtes
et comme d'hab un steak frites vous prîtes.
pas de quoi faire une mauvaise nuit.
Mais soudain: ni frites ni pâtes
pour une pleine tablée de huit
arrivèrent des crudités:
pas la salade un peu mitée
pas la laitue revancheresse;
non, la pièce montée en duchesse
la double mixte, le tryptique,
la salade folle, la symphonique
celle qui claironne et fanfaronne
la clef de voûte, la Baronne!

Soudain votre assiette paraît fade
vous avez envie de salade
même, vous semble-t-il certain,
vous êtes quasi végétarien.
 
Et puis un jour vous la faites...
Mais qu'oubliez-vous dans l'assiette?

De la frisée donc
radis tomate asperge
caille cuite et désossée
girolles en bocal grillées après évaporation de l'eau de végétation
lardons
puis le tout assemblé est déglacé au vinaigre aromatisé à la framboise et un trait d'huile d'olive.
Supposez qu'il faille une sauce plus liquide, ajoutez du bouillon de poule.
et des oeufs de caille?
Y'en a
et du foie gras en miettes?
Y'en a
on verse au moment de servir le contenu de la poêle, tiède.
cette salade complexe mais roborative est appelée celle du bon Samaritain, car lorsqu'elle est prête, souvent l'envie de la manger a quitté son créateur.
Qui cherchera un estomac.
Et comme il s'en trouve toujours,  être alors attentif aux débordements générés par un excès de gratitude:
taches, larmes, vocabulaire abusif...
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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /Mai /2007 20:31
Quelquefois, il nous arrive l'opportunité d'un médianoche, un avion qui atterrit tard, une belote qui durera, ou une visite éclair aux alentours de minuit. Ou bien on invite du monde pour le petit déjeuner, pratique joyeuse appelée à un bel avenir.



avec la pâte qui a servi à faire la tresse de l'articulet précédent, boulons par 100 grammes,


notons que chez Ikéa, ce qu'il y a de bien, c'est le rayon saumon et l'ensemble des ustensiles de cuisine


sur un plan pas fariné, au creux de la main, sans écraser, imprégnons à la boule un mouvement circulaire tel, qu'une sorte de noeud, un semi oeil de cyclone sera visible côté pile, et qu'elle sera, la boule, lisse côté face. C'est plus ardu à commenter qu'à faire.



bien oui, c'est un cutter



on notera que ces petites choses sont peu exigeantes, elles supportent qu'on les laisse lever toute la nuit, qu'elles gonflent encore à la cuisson, pour les cuire au matin, dans un four chaud (200) avec surveillance régulière et attentive, auquel cas, on aura chez soi une odeur de boulangerie du plus bel effet.



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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /Mai /2007 17:34

 
il n'existe aucune raison de faire dans sa cuisine une tresse que réalise parfaitement le boulanger. Ou alors juste pour rigoler, on fait la coiffure des mômes, quelquefois on couette et parfois on natte, de là à tresser de la pâte il n'y a qu'un pas. Que si on le franchit, il n'y a plus de raison de ne pas faire soi-même le coiffeur l'ébéniste et le mécano?
C'est pas pareil, on a le droit de rater une tresse sans pour autant plonger dans la détresse, et que risque-t-on? Pas de casse moteur et pas d'étagère bancale. Le risque étant minime, courons-le donc



 
Tout débute par un mélange:
de farine 400g de sucre 100g de beurre levure de boulanger 20g un oeuf du sel et environ + ou - 120 grammes de lait -à verser prudemment- au terme duquel on a un truc qui se détache tout juste de la paroi du robot, qui colle un peu mais pas trop qui est très souple, élastique, étirable...


pour obtenir ceci le temps est variable


la pesée sur balance Ikéa, au gramme près, on rigole pas, on le fait


C'est toujours pas une rigolade, il faut bouler les morceaux, oui on aura partagé en trois, avec le chose de chez Ikéa. Surtout ne pas fariner, faut que ça colle, et on tourne dans le creux de la main sans écraser, de sorte à obtenir sous la boule une cicatrice nodale, bon, on peut dire aussi: "ça doit se voir dessous"
et de la boule on passe à l'allonge





Trois brins que l'on étire l'un après l'autre,
on peut procéder en plusieurs reprises



on tresse par en dessous



tout au bout on s'arrange pour mettre dessous

on retourne l'ensemble



pour le jaune d'oeuf, il convient de mettre plus d'eau qu'ici, on peut même l'oublier, mais pas les amandes sur le dessus.

Et si c'est raté, on cherche l'article sur le mendiant, lequel utilise des restes ou des ratages pour un recyclage à base de pommes et de cerises, avec de l'essence d'amande amère qui fera ton sur ton avec sa propre amertume, s'il y a lieu.
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Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /Mai /2007 21:13
Parmi les choses qui scindent en deux,
 qui clivent, qui dressent les uns contre les autres
dans un face à face saignant, il y a le steak tartare.
Le manger cru contre le cuit,
le végétal contre l'animal et, quasiment,
allons jusque là: la féminité contre la masculinité.
Il semblerait selon d'empiriques mesures
que le steak tartare se doit d'être apprêté dans la douleur
par les femmes pour leurs hommes.
 Non, ne crions pas, ne hurlons pas:
c'est ainsi, penchons-nous sur la méthode.
Car il convient d'éviter la rupture!
Non pas la rupture du désamour, tout de même pas,
mais celle de la chaîne du froid!
Sortons le hachoir et plaçons au congélateur les parties en métal.
 Une fois froidis ces morceaux-là,
en moins de 5 minutes,
passons 500g de boeuf maigre de tendance muscle
rond de gîte, à la grille moyenne et dans la foulée à la grille fine.
Puis on remet la viande au froid,
toujours cette règle de rigueur sanitaire.
Ensuite, improvisation géniale à base de
cornichons, câpres, oignons, herbes:
 persil ciboulette cerfeuil,
citron, un peu d'huile d'olive,
anchois, sel, poivre.
Non, pas de ketchup, pas de moutarde,
pas de sauce industrielle,
peut-être un soupçon de pastis, et c'est tout.
Et l'oeuf avec ou sans coquille.









Il n'est pas rare de devoir goûter le tartare,
pour assaisonner, ajouter du sel ou du citron
c'est berck berck beurck!
Mais l'homme,
 il n'est pas rare qu'il fasse miam miam miam.
Et c'est en de pareilles circonstances
qu'on se demandera à la dérobée
ce que font ensemble
les mangeurs de bidoche crue
et les dévoreuses de fraises à la menthe!
 
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Dimanche 29 avril 2007 7 29 /04 /Avr /2007 16:14
J’faisons soi-même ma propr’ rillette
J’avons trop peur qu’mon homme y’s’casse
Avec une quelconque jeunette
Qui le f’rait boire en une aut’tasse
A c’te fin j’avons quéri
Un lapin et d’l’échine de porc
Du lard pass’qu’il en faut pardi
Pour conjurer les coups du sort
J’avons mis tout dans un faitout
Juste j’ai jetons une poignée d’sel
Durant trois heures un point c’est tout
 J’avons fait cuire c’te belle vaisselle
 Et pis j’mis tout dans le mixer
Pour bien émietter la bidoche
-Mais c’est pas comm’ça qu’y faut faire
-Pis dites tout d’suite que chuis qu’une cloche
Et pis on arrose de saindoux
J’y ai demandé au curé
Quand qu’ça c’est-y donc la Saint Doux ?
Ch’sais pas qu’est-c’qu’il a marmonné

En tout cas à mon Raphaël
Ça lui a sacrément conv’nu
J’y ai mis su’l’ bumpernickel
Il a juste dit : «doux Jésus »

Et pis y m’a asticoté
Qui qu’m’a appris à fair’c’pâté ???
Il était jaloux comme une mule…
 C’est pas même un travaux d’Hercule…
 

















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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /Avr /2007 21:52
On sait deux ou trois choses de nature vagabonde:
l'humeur ou la pensée, et si la terre est ronde
on peut en faire le tour sans quitter son fauteuil;
de ces voyages-là nul n'en fait de recueil.
Mais il nous vient parfois comme une fulgurance
on se relève d'un bond et on dit: "mais j'y pense!"
demain est bientôt là, il faut qu'on se dépêche,
car demain c'est juré, on ira à la pêche!

A-t-on pensé seulement à la truiticulture?
C'est au bord d'un bassin muni d'une épuisette
qu'un éleveur d'alevin  sortira six ou sept
truites blanches de l'eau pure, on se gardera bien
de rentrer ventre à terre: on craindrait une amende
ce qui serait un comble car c'est ce qu'on projette:
de les faire aux amandes!







On se souvient peut-être d'avoir été un jour
invité quelque part où la maîtresse de maison avait eu ce bon goût, ce courage, cette audace, de présenter des truites, d'avoir fort gentiment montré comment de préférence lever les filets, sans oublier la joue, on se souvient surtout que c'était de la truite blanche,
(la saumonée, on l'oublie), qu'il y avait ces amandes juste grillées un peu, un rien de citron, et qu'elle, cette sainte femme! avait prévu deux bêtes par personne!
Au Panthéon de notre mémoire, sa place est centrale.



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Samedi 21 avril 2007 6 21 /04 /Avr /2007 19:22
Voici en toute humilité
 un truc plus ou moins inventé
 c'est surtout pas "confiturer"
 c'est juste qu'on était au marché
 un jour de soleil et de fraises
il y a bien sûr la gariguette
 on se croirait sur la croisette
 elle rougeoie comme de la braise
 et puis il y a la fraise des bois
 c'est pas pour toi, c'est pour les rois
 Donc il nous reste l'espagnole,

 on en prend deux kg ce matin là en songeant que le placard à confiture était bien dégarni, que si ça se trouve, on savait plus rien faire depuis l'automne dernier: "t'es même plus cap de faire comme ça d'un coup de cuillère à pot quelques verres de confiture à la fraise... Chiche? Chiche!!" qu'on s'insulte mentalement,




 cette auto- flagellation reprenant de plus belle un peu plus tard en sortant la mijoteuse, cadeau trop souvent négligé de tante Hortense, elle aussi négligée, mais c'est une autre histoire...
On aura enlevé le vert, pesé les fraises (1600g)
et le sucre (800g)
ajouté un peu de vanille liquide
ébouillanté six bocaux et les couvercles


laissé mijoter deux heures, couvert, on ne recherche pas l'évaporation, au contraire


grâce aux vertus de l'algue rouge agar agar
dont on prend 8g, soit deux sachets


mixer plongeant,


pots propres: "pas bouger, le chat!"




on verse dans une casserole puis dans les pots



merci le chat!
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Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /Avr /2007 13:55
La recette que voilà, est soutirée à un boulanger, lequel en fin d'après midi, non content de faire son pain, vendait sa fournée toute chaude, ayant ce jour là pour être plus tranquille, congédié sous prétexte de RTT, ses vendeuses, et qui ne se fit que légèrement prier, flatté qu'il fut d'abord par un  compliment à l'endroit de sa tarte, pour la livrer, sa recette.


le diamètre est de 22, la hauteur 5, le papier est de cuisson, son adhérence est renforcée par le fait de huiler le moule

la pâte est sablée, 250 de farine, 100 de sucre, 150 de beurre, un oeuf et un sachet de sucre vanillé
la pose est parfois malaisée, ne pas craindre de se débrouiller par plusieurs morceaux.


le seul problème est de se procurer chez un grossiste des métiers de bouche, le paquet de poudre de crème pâtissière qui figure là. Il en faut 60g.
Le fromage blanc est à 0%, il en faut 500g.
3 jaunes, sucre 200g
fromage blanc, poudre de crème pâtissière
3 blancs en neige
on mélange, on verse
210°, au bout de 15 minutes
30 minutes
45 minutes
45 minutes on sort du four, pour démouler, on rend grâce au papier de cuisson, ici il a suffit de soulever, de poser sur la grille et de glisser le papier: ça retombe un peu, mais pas trop. Comme s'il ne suffisait pas d'être aimable, le boulanger a estimé qu'il était fort possible de pénétrer dans son atelier pour un stage! Un saint ou un fou?
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Samedi 14 avril 2007 6 14 /04 /Avr /2007 18:06

Supposons un coq:
ça prend des plombes
pour devenir comestible.
Adieu coq!

Supposons un vacherin:
comestible au début,
à la fin,
tout le temps.
Mais pour assembler
et décorer
faut se lever le matin.
Alors voilà:
pour les paresseuses
qui reçoivent des copines
et qu'ont pas le temps de faire une tatin,
un dessert à la guimauve.
Montre en main cinq minutes.


on appelle ça guimauve
on pourrait dire "cochon"
c'est à base de gélatine de porc
qu'on le dise aux enfants!


fusion au micro-ondes avec de la crème fraiche
deux minutes (plus ou moins)


framboises surgelées
on remet au frais


et ça donne un truc
extraordinairement bon
ne pas s'étonner:
tout est bon dans le cochon
surtout le marsh mallow!


On recommence: myrtilles, framboises,
guimauves 6 et 6
crème au centre.


fusion dans un bol entre deux et trois minutes
on met dans les verrines,
les fruits surgelés,
après,
 et on mélange de sorte qu'ils ne tombent pas au fond.
Et voilà.
Par ehoui! - Publié dans : lesgantsblancs
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Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /Avr /2007 07:51

Avouons-nous que quelquefois devant l'acte répétitif de faire des choses à manger, on désespère un peu.
A quoi bon?
Dans cet état de déshérence où guette l'ennui pour ne pas dire la déprime pour ne pas évoquer le gros chagrin pour ne pas réciter l'Ecclésiaste, donc au fond du puits, il y a une sorte de salut. Étrangement celui-ci, qui l'eût dit, utilise du surgelé!
Et il est bicéphale, nous voulons dire par là qu'il y a pour s'en sortir deux voies:
La mirabelle ou la myrtille.
Dans l'imperfection de notre condition, en effet, à côté du mystère du chat (pourquoi le chat plutôt que rien, et s'il y a le chat est-ce dû au hasard ou à la nécessité?) il y a la totale perfection de la mirabelle et le non moindre miracle de la myrtille.
Chez Picard, il existe les deux!
Pour se convaincre du côté précieux du produit, voyez les prix! 




Soignons donc nos sombres dimanches en faisant une tarte avec de la pâte sablée :
250 de farine
1 œuf
100g de sucre
1 paquet de sucre vanillé
150g de beurre ramolli au micro-ondes
on mélange vite et bien à la main on place au froid on étale
dès lors, myrtilles (ici pour une tarte de 24cm, 450g)
puis 3 œufs 20cl de crème
et du sucre (il ne faut pas craindre d'en mettre beaucoup, plutôt que pas assez)
40 à 50 minutes à 210




et nappage avec une gelée rendue liquide au micro-ondes, posée au pinceau de soies de cochon.
On pourra dire ce qu'on veut du reste de cette tarte sauf que c'est cochon, c'est même aux antipodes d'une cochonnerie.
S'il passe par là de la crème liquide, on la saisit et on la bat en chantilly, pour recouvrir ce pur péché d'un voile immaculé. De même s'il passe par là un peu de glace à la vanille, on l'unit au tout.
Café moka au lait.
Ou chocolat chaud.
Gewürztraminer? vendanges tardives?
Vraiment?
Par ehoui! - Publié dans : lesgantsblancs
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Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /Avr /2007 20:01

Il arrive aussi qu'Elise ait un an 


pour le vacherin un cercle de fer de 24 cm ici
en dessous un plateau avec une feuille de papier cuisson
au fond et à plat des meringues
pour combler les vides on peut en casser une et placer des morceaux


à la spatule, un litre de glace à la framboise



puis un litre de glace à la vanille



puis un litre de glace au chocolat
les glaces que l'on achète, on les sort environ une demi-heure avant de les utiliser et puis on fait le tout assez rapidement

 on retire ensuite le cercle
et on place plusieurs heures au froid



un demi litre de crème liquide très froide battue en chantilly
puis 125g de sucre glace ajouté
une poche à douilles et de bas en haut côte à côte
et puis en remet au froid


on reprend un demi litre de crème et on fait le dessus



pour la rédaction au chocolat de cette lettre à Elise, on a étalé au rouleau de la pâte d'amandes avec du sucre glace pour éviter que cela ne colle
puis on a utilisé un cornet à écrire


et un peu de décoration
on mettra probablement une bougie
on pourra écouter tout au long de ces délicates manipulations la "lettre ouverte à Elise"
par Anne Sylvestre version Olympia 86
Par ehoui! - Publié dans : lesgantsblancs
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