Jeudi 14 juin 2007
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Hommage aux femmes du temps jadis, qui, lorsque leur bonhomme se trouvait au placard, lui portait une grosse miche de pain truffée d'un flingue, d'un surin, d'une égoïne, enfin: de l'arsenal à évasion. Y'a pas pour sûr un livre de cuisine qui raconte comment faire cuire un pain truffé d'un pétard, si ça se trouve, chargé! Pas un ne raconte comment inclure et cuire un couteau, un fil de scie, une lime.
Aujourd'hui, certes, on ne cuisine plus de l'armurerie: Vot'bonhomme, il se tient comme y faut, costume rayé et dîners d'affaire tant et si bien (ou si mal) que c'est pas au violon qu'y faut le visiter, mais dans sa maison de cure, dans laquelle on tente, en l'affamant, de lui faire perdre l'essentiel du demi quintal qu'il porte en surcharge.
Et c'est là qu'on se souvient des recettes d'emballage du temps jadis.
En grammes: 350 de farine
7 de levure sèche express
40 de beurre
3 de sel
5 de sucre
170 de lait
1 oeuf
Ici on emballe du fromage de chèvre et du bacon
il est admis généralement que la saucisse de Strasbourg doit venir de Strasbourg et de chez le meilleur encore, qui se trouve tout droit en descendant du TGV, au centre ville pratiquement, oui, c'est vrai, il vous vend une marchandise impeccable au prix de l'or en barre, mais vos proches méritent tant, et votre sac isotherme tient facilement 2h20!
si personne de votre entourage ne se trouve entravé et affamé, le hot dog peut constituer un sandwich honorable, et la saucisse briochée un apéritif anticipé.
Pour la visite éventuelle au lieu de cure, n'oublions pas d'apporter un Saint-Emilion dans un emballage de lait de soja...
Par ehoui!
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Publié dans : lesgantsblancs
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