J’faisons soi-même ma propr’ rillette J’avons trop peur qu’mon homme y’s’casse Avec une quelconque jeunette Qui le f’rait boire en une aut’tasse A c’te fin j’avons quéri Un lapin et d’l’échine de porc Du lard pass’qu’il en faut pardi Pour conjurer les coups du sort J’avons mis tout dans un faitout Juste j’ai jetons une poignée d’sel Durant trois heures un point c’est tout J’avons fait cuire c’te belle vaisselle Et pis j’mis tout dans le mixer Pour bien émietter la bidoche -Mais c’est pas comm’ça qu’y faut faire -Pis dites tout d’suite que chuis qu’une cloche Et pis on arrose de saindoux J’y ai demandé au curé Quand qu’ça c’est-y donc la Saint Doux ? Ch’sais pas qu’est-c’qu’il a marmonné
En tout cas à mon Raphaël Ça lui a sacrément conv’nu J’y ai mis su’l’ bumpernickel Il a juste dit : «doux Jésus »
Et pis y m’a asticoté Qui qu’m’a appris à fair’c’pâté ??? Il était jaloux comme une mule… C’est pas même un travaux d’Hercule…
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Il y a les livres de cuisine, les pesées, la chimie de tout ça. Et puis il y a ce qui reste quand on a tout oublié: les gants blancs s'inscrivent dans cette amnésie.
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