Mardi 6 février 2007
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18:23
Avant d'aborder la choucroute
il convient que nul n'en doute:
chacun est seul au monde
Félicien ne vaut pas Raymonde
nul ne la fait pareil qu'un autre
en la matière, nul bon apôtre.
On la goûte crue et nature, et l'on dit premièrement "berck
Y'a du boulot ma brave fille", si tant est que l'on soit brave fille.
Puis il est bon d'appeler tata Perrine qui nous offrit la terrine. En passant on lui demande sa recette personnelle, mais on n'écoute pas même.
On fera largement l'impasse sur les matières grasses et sur l'oignon qui semblent utiles à d'autres.
Mais on adjoint les viandes qui cuisent longtemps. On ne dira pas: "que fait là cette Morteau, s'est elle égarée???"
Elle fait ce qu'elle peut, et tant mieux si elle surprend.
échine salée, lard fumé, porc fumé, saucisse à cuire et Morteau, donc.
laurier, baies de genièvre, trois clous de girofle, deux bouillons de poule.
et un litre d'Edelzwicker
on met le chapeau "à la terrine à tata Perrine"
trois heures à 200
on adjoint en les noyant les patates épluchées coupées en deux: 45 minutes en remettant le couvercle.
pour les saucisses de Strasbourg,à la fin un quart d'heure, mais on n'enfourne plus. Ou bien infuser à part.
Et donc au bout de 4 heures de cuisson en terrine, on a de quoi voir venir une petite faim.
Et on divise en deux le temps si l'on se sert d'un autocuiseur, ce qui suppose un alibi sérieux.
Par ehoui!
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Publié dans : lesgantsblancs
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