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à la fourchette

Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /2007 17:55

L'inspecteur avait vu juste!
-C'est du coulis de fruits rouges, obtenu par centrifugeuse, un appareil qui remplace le vieux lange qu'utilisait mère-grand. Suite de quoi, on nettoie les 10 pièces de l'appareil, faut du courage pour le sortir. D'un autre côté qui c'est qui a encore un vieux lange?
-Inspecteur, faut pas légèrement sucrer, citronner et chauffer?
-Bien vu agent Marjorie, pour une stagiaire vous êtes remarquable! Mais le plus criminel, continua l'inspecteur, c'est ce qui vint ensuite.
Marjorie frissonna. Elle était court vêtue et le congélateur tenait portes ouvertes.
-Pour obtenir ça, fit l'officier de police, faut fouetter, battre, sucrer, casser, mouler, surgeler! Pas une de ces actions n'est légale!
3 jaunes, 150 de sucre
3 blancs battus, non sucrés
400 de crème fraîche, battue et sucrée 100 de sucre glace
100 de meringue cassée
le tout mélangé
moule à cake chemisé et ajustable de préférence












Blême, émue, tremblante, Marjorie n'en menait pas large
Combien de temps encore saura-t-elle cacher à son supérieur de la brigade anti-drogue chargé de la lutte contre le sucre blanc
(déclaré enfin drogue dure et illégale, depuis le 7 août 2014)
oui, qu'elle, Marjorie, stagiaire de police, se shootait tous les soirs au CNC (caramel nougat chocolat), le fameux cocktail qui remplissait de dealers les "bio-prisons"
(centres de rééducation FLBC: fruits légumes brocolis choux)
Oui, Marjorie de l'anti-drogue s'en mettait tous les soirs ras la casquette!
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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /2007 18:29
Le graillon c’est l’odeur, avec le chou et l’ail, de la grande rusticité culinaire.
Faut donc s’attendre à ce que ça devienne très chic, entre deux bouchées de caviar et un coup de Veuve de dire :
 --Je fais mes quenelles de moelle myself my dear.
--…… ??? Vos allusions sont-elles, ma chère, graveleuses ???…
--C’est first degré mon cher, tout cela serait plutôt graillonneux.
Qu’on en juge :


scrupuleusement éviter, à ce stade, le questionnement d'un enfant: c'est à quoi que ça sert, c'est-y où que ça se trouve, alors le boeuf il est mouru???


à ce stade, l'enfant, s'il revient, pas rancunier, il demande:
"c'est quoi que ça sent si mauvais?"
-- C'est du gras qui s'épanche en même temps qu'il suinte...
L'enfant repart.


il a tort car ça sent le graillon: ni bon ni mauvais, incontournable.


après filtrage il y a là 50g de moelle liquide


oeuf persil échalote sel poivre
et surtout muscade râpée


et 50g de chapelure



avant de les rouler en billes, il convient de tester la tenue en situation réelle: la quenelle qui infuse dans le bouillon gras bouillant, et qui patiente que l'on veuille servir. S'il se délite, on ajoute de la farine avec mesure, mais fermement, il n'est pas question que la bille roule sa bosse.
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Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /2007 20:06
Combien de fois ça s'est produit?
au restau vous vous installâtes
et comme d'hab un steak frites vous prîtes.
pas de quoi faire une mauvaise nuit.
Mais soudain: ni frites ni pâtes
pour une pleine tablée de huit
arrivèrent des crudités:
pas la salade un peu mitée
pas la laitue revancheresse;
non, la pièce montée en duchesse
la double mixte, le tryptique,
la salade folle, la symphonique
celle qui claironne et fanfaronne
la clef de voûte, la Baronne!

Soudain votre assiette paraît fade
vous avez envie de salade
même, vous semble-t-il certain,
vous êtes quasi végétarien.
 
Et puis un jour vous la faites...
Mais qu'oubliez-vous dans l'assiette?

De la frisée donc
radis tomate asperge
caille cuite et désossée
girolles en bocal grillées après évaporation de l'eau de végétation
lardons
puis le tout assemblé est déglacé au vinaigre aromatisé à la framboise et un trait d'huile d'olive.
Supposez qu'il faille une sauce plus liquide, ajoutez du bouillon de poule.
et des oeufs de caille?
Y'en a
et du foie gras en miettes?
Y'en a
on verse au moment de servir le contenu de la poêle, tiède.
cette salade complexe mais roborative est appelée celle du bon Samaritain, car lorsqu'elle est prête, souvent l'envie de la manger a quitté son créateur.
Qui cherchera un estomac.
Et comme il s'en trouve toujours,  être alors attentif aux débordements générés par un excès de gratitude:
taches, larmes, vocabulaire abusif...
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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /2007 20:31
Quelquefois, il nous arrive l'opportunité d'un médianoche, un avion qui atterrit tard, une belote qui durera, ou une visite éclair aux alentours de minuit. Ou bien on invite du monde pour le petit déjeuner, pratique joyeuse appelée à un bel avenir.



avec la pâte qui a servi à faire la tresse de l'articulet précédent, boulons par 100 grammes,


notons que chez Ikéa, ce qu'il y a de bien, c'est le rayon saumon et l'ensemble des ustensiles de cuisine


sur un plan pas fariné, au creux de la main, sans écraser, imprégnons à la boule un mouvement circulaire tel, qu'une sorte de noeud, un semi oeil de cyclone sera visible côté pile, et qu'elle sera, la boule, lisse côté face. C'est plus ardu à commenter qu'à faire.



bien oui, c'est un cutter



on notera que ces petites choses sont peu exigeantes, elles supportent qu'on les laisse lever toute la nuit, qu'elles gonflent encore à la cuisson, pour les cuire au matin, dans un four chaud (200) avec surveillance régulière et attentive, auquel cas, on aura chez soi une odeur de boulangerie du plus bel effet.



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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /2007 17:34

 
il n'existe aucune raison de faire dans sa cuisine une tresse que réalise parfaitement le boulanger. Ou alors juste pour rigoler, on fait la coiffure des mômes, quelquefois on couette et parfois on natte, de là à tresser de la pâte il n'y a qu'un pas. Que si on le franchit, il n'y a plus de raison de ne pas faire soi-même le coiffeur l'ébéniste et le mécano?
C'est pas pareil, on a le droit de rater une tresse sans pour autant plonger dans la détresse, et que risque-t-on? Pas de casse moteur et pas d'étagère bancale. Le risque étant minime, courons-le donc



 
Tout débute par un mélange:
de farine 400g de sucre 100g de beurre levure de boulanger 20g un oeuf du sel et environ + ou - 120 grammes de lait -à verser prudemment- au terme duquel on a un truc qui se détache tout juste de la paroi du robot, qui colle un peu mais pas trop qui est très souple, élastique, étirable...


pour obtenir ceci le temps est variable


la pesée sur balance Ikéa, au gramme près, on rigole pas, on le fait


C'est toujours pas une rigolade, il faut bouler les morceaux, oui on aura partagé en trois, avec le chose de chez Ikéa. Surtout ne pas fariner, faut que ça colle, et on tourne dans le creux de la main sans écraser, de sorte à obtenir sous la boule une cicatrice nodale, bon, on peut dire aussi: "ça doit se voir dessous"
et de la boule on passe à l'allonge





Trois brins que l'on étire l'un après l'autre,
on peut procéder en plusieurs reprises



on tresse par en dessous



tout au bout on s'arrange pour mettre dessous

on retourne l'ensemble



pour le jaune d'oeuf, il convient de mettre plus d'eau qu'ici, on peut même l'oublier, mais pas les amandes sur le dessus.

Et si c'est raté, on cherche l'article sur le mendiant, lequel utilise des restes ou des ratages pour un recyclage à base de pommes et de cerises, avec de l'essence d'amande amère qui fera ton sur ton avec sa propre amertume, s'il y a lieu.
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Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /2007 21:13
Parmi les choses qui scindent en deux,
 qui clivent, qui dressent les uns contre les autres
dans un face à face saignant, il y a le steak tartare.
Le manger cru contre le cuit,
le végétal contre l'animal et, quasiment,
allons jusque là: la féminité contre la masculinité.
Il semblerait selon d'empiriques mesures
que le steak tartare se doit d'être apprêté dans la douleur
par les femmes pour leurs hommes.
 Non, ne crions pas, ne hurlons pas:
c'est ainsi, penchons-nous sur la méthode.
Car il convient d'éviter la rupture!
Non pas la rupture du désamour, tout de même pas,
mais celle de la chaîne du froid!
Sortons le hachoir et plaçons au congélateur les parties en métal.
 Une fois froidis ces morceaux-là,
en moins de 5 minutes,
passons 500g de boeuf maigre de tendance muscle
rond de gîte, à la grille moyenne et dans la foulée à la grille fine.
Puis on remet la viande au froid,
toujours cette règle de rigueur sanitaire.
Ensuite, improvisation géniale à base de
cornichons, câpres, oignons, herbes:
 persil ciboulette cerfeuil,
citron, un peu d'huile d'olive,
anchois, sel, poivre.
Non, pas de ketchup, pas de moutarde,
pas de sauce industrielle,
peut-être un soupçon de pastis, et c'est tout.
Et l'oeuf avec ou sans coquille.









Il n'est pas rare de devoir goûter le tartare,
pour assaisonner, ajouter du sel ou du citron
c'est berck berck beurck!
Mais l'homme,
 il n'est pas rare qu'il fasse miam miam miam.
Et c'est en de pareilles circonstances
qu'on se demandera à la dérobée
ce que font ensemble
les mangeurs de bidoche crue
et les dévoreuses de fraises à la menthe!
 
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Dimanche 29 avril 2007 7 29 /04 /2007 16:14
J’faisons soi-même ma propr’ rillette
J’avons trop peur qu’mon homme y’s’casse
Avec une quelconque jeunette
Qui le f’rait boire en une aut’tasse
A c’te fin j’avons quéri
Un lapin et d’l’échine de porc
Du lard pass’qu’il en faut pardi
Pour conjurer les coups du sort
J’avons mis tout dans un faitout
Juste j’ai jetons une poignée d’sel
Durant trois heures un point c’est tout
 J’avons fait cuire c’te belle vaisselle
 Et pis j’mis tout dans le mixer
Pour bien émietter la bidoche
-Mais c’est pas comm’ça qu’y faut faire
-Pis dites tout d’suite que chuis qu’une cloche
Et pis on arrose de saindoux
J’y ai demandé au curé
Quand qu’ça c’est-y donc la Saint Doux ?
Ch’sais pas qu’est-c’qu’il a marmonné

En tout cas à mon Raphaël
Ça lui a sacrément conv’nu
J’y ai mis su’l’ bumpernickel
Il a juste dit : «doux Jésus »

Et pis y m’a asticoté
Qui qu’m’a appris à fair’c’pâté ???
Il était jaloux comme une mule…
 C’est pas même un travaux d’Hercule…
 

















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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /2007 21:52
On sait deux ou trois choses de nature vagabonde:
l'humeur ou la pensée, et si la terre est ronde
on peut en faire le tour sans quitter son fauteuil;
de ces voyages-là nul n'en fait de recueil.
Mais il nous vient parfois comme une fulgurance
on se relève d'un bond et on dit: "mais j'y pense!"
demain est bientôt là, il faut qu'on se dépêche,
car demain c'est juré, on ira à la pêche!

A-t-on pensé seulement à la truiticulture?
C'est au bord d'un bassin muni d'une épuisette
qu'un éleveur d'alevin  sortira six ou sept
truites blanches de l'eau pure, on se gardera bien
de rentrer ventre à terre: on craindrait une amende
ce qui serait un comble car c'est ce qu'on projette:
de les faire aux amandes!







On se souvient peut-être d'avoir été un jour
invité quelque part où la maîtresse de maison avait eu ce bon goût, ce courage, cette audace, de présenter des truites, d'avoir fort gentiment montré comment de préférence lever les filets, sans oublier la joue, on se souvient surtout que c'était de la truite blanche,
(la saumonée, on l'oublie), qu'il y avait ces amandes juste grillées un peu, un rien de citron, et qu'elle, cette sainte femme! avait prévu deux bêtes par personne!
Au Panthéon de notre mémoire, sa place est centrale.



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Samedi 21 avril 2007 6 21 /04 /2007 19:22
Voici en toute humilité
 un truc plus ou moins inventé
 c'est surtout pas "confiturer"
 c'est juste qu'on était au marché
 un jour de soleil et de fraises
il y a bien sûr la gariguette
 on se croirait sur la croisette
 elle rougeoie comme de la braise
 et puis il y a la fraise des bois
 c'est pas pour toi, c'est pour les rois
 Donc il nous reste l'espagnole,

 on en prend deux kg ce matin là en songeant que le placard à confiture était bien dégarni, que si ça se trouve, on savait plus rien faire depuis l'automne dernier: "t'es même plus cap de faire comme ça d'un coup de cuillère à pot quelques verres de confiture à la fraise... Chiche? Chiche!!" qu'on s'insulte mentalement,




 cette auto- flagellation reprenant de plus belle un peu plus tard en sortant la mijoteuse, cadeau trop souvent négligé de tante Hortense, elle aussi négligée, mais c'est une autre histoire...
On aura enlevé le vert, pesé les fraises (1600g)
et le sucre (800g)
ajouté un peu de vanille liquide
ébouillanté six bocaux et les couvercles


laissé mijoter deux heures, couvert, on ne recherche pas l'évaporation, au contraire


grâce aux vertus de l'algue rouge agar agar
dont on prend 8g, soit deux sachets


mixer plongeant,


pots propres: "pas bouger, le chat!"




on verse dans une casserole puis dans les pots



merci le chat!
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Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /2007 13:55
La recette que voilà, est soutirée à un boulanger, lequel en fin d'après midi, non content de faire son pain, vendait sa fournée toute chaude, ayant ce jour là pour être plus tranquille, congédié sous prétexte de RTT, ses vendeuses, et qui ne se fit que légèrement prier, flatté qu'il fut d'abord par un  compliment à l'endroit de sa tarte, pour la livrer, sa recette.


le diamètre est de 22, la hauteur 5, le papier est de cuisson, son adhérence est renforcée par le fait de huiler le moule

la pâte est sablée, 250 de farine, 100 de sucre, 150 de beurre, un oeuf et un sachet de sucre vanillé
la pose est parfois malaisée, ne pas craindre de se débrouiller par plusieurs morceaux.


le seul problème est de se procurer chez un grossiste des métiers de bouche, le paquet de poudre de crème pâtissière qui figure là. Il en faut 60g.
Le fromage blanc est à 0%, il en faut 500g.
3 jaunes, sucre 200g
fromage blanc, poudre de crème pâtissière
3 blancs en neige
on mélange, on verse
210°, au bout de 15 minutes
30 minutes
45 minutes
45 minutes on sort du four, pour démouler, on rend grâce au papier de cuisson, ici il a suffit de soulever, de poser sur la grille et de glisser le papier: ça retombe un peu, mais pas trop. Comme s'il ne suffisait pas d'être aimable, le boulanger a estimé qu'il était fort possible de pénétrer dans son atelier pour un stage! Un saint ou un fou?
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Samedi 14 avril 2007 6 14 /04 /2007 18:06

Supposons un coq:
ça prend des plombes
pour devenir comestible.
Adieu coq!

Supposons un vacherin:
comestible au début,
à la fin,
tout le temps.
Mais pour assembler
et décorer
faut se lever le matin.
Alors voilà:
pour les paresseuses
qui reçoivent des copines
et qu'ont pas le temps de faire une tatin,
un dessert à la guimauve.
Montre en main cinq minutes.


on appelle ça guimauve
on pourrait dire "cochon"
c'est à base de gélatine de porc
qu'on le dise aux enfants!


fusion au micro-ondes avec de la crème fraiche
deux minutes (plus ou moins)


framboises surgelées
on remet au frais


et ça donne un truc
extraordinairement bon
ne pas s'étonner:
tout est bon dans le cochon
surtout le marsh mallow!


On recommence: myrtilles, framboises,
guimauves 6 et 6
crème au centre.


fusion dans un bol entre deux et trois minutes
on met dans les verrines,
les fruits surgelés,
après,
 et on mélange de sorte qu'ils ne tombent pas au fond.
Et voilà.
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Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /2007 07:51

Avouons-nous que quelquefois devant l'acte répétitif de faire des choses à manger, on désespère un peu.
A quoi bon?
Dans cet état de déshérence où guette l'ennui pour ne pas dire la déprime pour ne pas évoquer le gros chagrin pour ne pas réciter l'Ecclésiaste, donc au fond du puits, il y a une sorte de salut. Étrangement celui-ci, qui l'eût dit, utilise du surgelé!
Et il est bicéphale, nous voulons dire par là qu'il y a pour s'en sortir deux voies:
La mirabelle ou la myrtille.
Dans l'imperfection de notre condition, en effet, à côté du mystère du chat (pourquoi le chat plutôt que rien, et s'il y a le chat est-ce dû au hasard ou à la nécessité?) il y a la totale perfection de la mirabelle et le non moindre miracle de la myrtille.
Chez Picard, il existe les deux!
Pour se convaincre du côté précieux du produit, voyez les prix! 




Soignons donc nos sombres dimanches en faisant une tarte avec de la pâte sablée :
250 de farine
1 œuf
100g de sucre
1 paquet de sucre vanillé
150g de beurre ramolli au micro-ondes
on mélange vite et bien à la main on place au froid on étale
dès lors, myrtilles (ici pour une tarte de 24cm, 450g)
puis 3 œufs 20cl de crème
et du sucre (il ne faut pas craindre d'en mettre beaucoup, plutôt que pas assez)
40 à 50 minutes à 210




et nappage avec une gelée rendue liquide au micro-ondes, posée au pinceau de soies de cochon.
On pourra dire ce qu'on veut du reste de cette tarte sauf que c'est cochon, c'est même aux antipodes d'une cochonnerie.
S'il passe par là de la crème liquide, on la saisit et on la bat en chantilly, pour recouvrir ce pur péché d'un voile immaculé. De même s'il passe par là un peu de glace à la vanille, on l'unit au tout.
Café moka au lait.
Ou chocolat chaud.
Gewürztraminer? vendanges tardives?
Vraiment?
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Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /2007 20:01

Il arrive aussi qu'Elise ait un an 


pour le vacherin un cercle de fer de 24 cm ici
en dessous un plateau avec une feuille de papier cuisson
au fond et à plat des meringues
pour combler les vides on peut en casser une et placer des morceaux


à la spatule, un litre de glace à la framboise



puis un litre de glace à la vanille



puis un litre de glace au chocolat
les glaces que l'on achète, on les sort environ une demi-heure avant de les utiliser et puis on fait le tout assez rapidement

 on retire ensuite le cercle
et on place plusieurs heures au froid



un demi litre de crème liquide très froide battue en chantilly
puis 125g de sucre glace ajouté
une poche à douilles et de bas en haut côte à côte
et puis en remet au froid


on reprend un demi litre de crème et on fait le dessus



pour la rédaction au chocolat de cette lettre à Elise, on a étalé au rouleau de la pâte d'amandes avec du sucre glace pour éviter que cela ne colle
puis on a utilisé un cornet à écrire


et un peu de décoration
on mettra probablement une bougie
on pourra écouter tout au long de ces délicates manipulations la "lettre ouverte à Elise"
par Anne Sylvestre version Olympia 86
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Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /2007 12:23



Au jour banal de notre histoire
Où l’on passera pour une poire
Voici comme une litanie
Des mots contre cette avanie :

Packham, Conférence et Williams
Abatte, Rochas et Guyot
La Satin vert, la Cuisse Madame
Ambrette, Inconnue de Cheneau
Trésor d’Amour et Poire à perle
Doyennées du Comice, Beau Merle
Chat brûlé, Comtesse de Paris
Petit râteau, Beurré Hardy
Mouille bouche et Téton de Vénus
Louise Bonne, Duchesse d’Angoulême
Passe crassane et puis Matin blême
Epine de rose et Cousin Russe
Caillot Rosat et Sept-en-gueule
La fleur de Guigne, la Tous en veulent
Mansuette solitaire, Raguenet
Et Beau présent, Fondant musqué.

Bien entendu que pauvre ou riche
La rime est rude, je t’en fiche :
Pour que ça marche il faut qu’on triche
La « Cousin Russe » existe guère
Ni « Tous en veulent » ni « Matin blême »
C’est les béquilles de ce poème
Comme la « Beau Merle » qui exagère.
Mais le reste c’est du sérieux
De le savoir on vit bien mieux.
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Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /2007 18:12
Supposons qu'il vous arrive une botte d'asperges.
Sitôt vous songez à l'expression passée de mode comme tant d'autres
:
"Chuis allée aux asperges su'l'Topol"
qui signifie que la locutrice s'est adonnée sur le Boulevard Sébastopol au plus vieux des métiers.
Et puis de fil en aiguille se dévide en votre songerie la locution semblable:
"J'fais dégorger l' poireau su'l'Boul'mich" que la même locutrice eût pu dire si elle avait échangé son boulevard pour le Saint Michel.
 L'intérêt de toutes ces fantaisies est qu'elles sont à ce point désuètes qu'elles n'ont pas de crudité à priori, et même si d'emblée  on les saisit, on peut en goûter sans doute la verdeur argotique en dépit des chiennes de garde. Comme il est probable que fera sourire les plus débonnaires l'expression des îles, accent compris:
"è fait boutiqu'son cul..."
Tout ça parce qu'il vous advint des asperges, alors que la seule pensée eût dû être: "damned, où est le tube de mayo?"
et mieux encore: "ma brave fille (si tant est que vous soyez brave fille ) faut tu fasses la mayo."
(note aux plus démunies: rien à voir avec "faire le maillot").
Et donc il est impossible de rater la mayo si on prend une jatte (ou un très grand récipient rond), un fouet, un jaune d'oeuf et une noix de moutarde que l'on mélange.
Et ensuite on verse de l'huile un filet.
Alors ça prend.
Alors on peut mettre encore de l'huile.
Alors c'est fini, et on en fait ce qu'on veut: ketchup, whisky raifort...
Pour les gants blancs: ail écrasé, citron, sel, poivre.










et le blanc peut être battu puis ajouté à la mayo.

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Samedi 17 mars 2007 6 17 /03 /2007 14:16
Les victimes de l'odieuse manipulation post mortem sont ici représentées, il faut dire qu'elles étaient en vente libre à 3,40€ le kg dans une moyenne surface qui tourne ses publicités autour d'un titre d'Alexandre Dumas, et que l'occasion faisant le larron, on n'hésita pas une seconde. Alors que le jeu n'en vaut sans doute pas la chandelle, ainsi que nous l'allons voir:


 deux canettes, donc, et des ciseaux et un couteau à désosser, ça fait mal!
 



on extrait le squelette en commençant par la colonne vertébrale



puis on écarte et on détache les os de la chair



on dégage les cuisses, on coupe les ailes


et  après avoir nettoyé les os, on nettoie la peau et l'on s'aperçoit penaud qu'une canette c'est moins que deux magrets.


peu importe on attaque l'autre bête: même sanction, celle-ci est un peu plus charnue, on essuie nos larmes, on s'applique, on retire tous les os, on rassemble les chairs, on place au milieu celles soustraites à la première pauvre bête, on enlève l'excès de peau et on replie, et on sanglote: c'était  pas la peine de se casser ainsi le trognon pour ce pauvre petit rôti de canard de presque rien ou de pas grand chose et on a beau mettre des pansements et de la ficelle pour faire joli, c'est ridicule.






Alors on s'excuse de produire tant de nullité, lorsqu'oncle Joseph et  tata Alberte  viennent dîner. Mais eux s'arrachent quasi les yeux,  se  tapent les cuisses et  poussent de drôles de cris, enfin presque, parce qu'en réalité ils susurrent d'une voix toute pointue:
"Vous savez faire ça vous? Lorsqu'on prend ça chez notre boucher, c'est en période de fête, cela vaut quasi la rétine des yeux".
Pourquoi ne pas dire comme chacun: "ça vaut la peau des rognons blancs", tonton?


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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /2007 19:02
 

L’aut’jour chez Raoul, fallait fournir pour venir, son quignon et son godet !

Et l’fromton itou.
Fallait ram’ner le litron en doublon.
Tout ça pas’qu’à quequ’zuns on a joué à:
 "qui qu’c’est’y qui f’rait l’meilleur brelan ent’le pinard, le croûton et le from’ton?"

Avè l’crayon et l’papier c’est qu’ensuite on a noté, après qu’on eût tâté.

 Y’a sept tournées qu’ont passé la tablée.

Des dés à coud’ qu’on a soiffé, rapport que les cognes s’mouchent pas avec les pognes.

Et des toooasts on a becqueté.

Les frangines qu’ont gagné tout le pinard en doublon, z’avaient fait un chèvre enroulé dans d’la courgette hyper moelle et fort goûtue, avec un Bergerac 98.

Rien à dire Frédo, c’est artiste et compagnie, et en plus ça s’met à servir des godets de Romanée ou presque !!!

On a joué à qui saurait associer le mieux du pain du vin et du fromage.

Avec notation à la clé.

Et un prix qui consistait en un lot de bouteilles, de celles qui furent bues avec cérémonie et mesure.




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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /2007 21:11
  Magret
par deux
comme des mains jointes
d'humilité
soudées comme ointes.
Non point  onction
juste une jonction!
Parlons simple
On va les faire en croûte de sel
Mais pour cela léger détour:



Filez chez une charcutière que vous détestez:
vous allez acheter de la crépine. Avec un rien de chance et une certaine dose d'acte manqué absolument réussi, vous allez demander de la crétine, ça peut pas louper.
15 à rien.
Elle va faire: "hein"???
Vous corrigez voluptueusement: "je souhaiterais acquérir, s'il se peut, un morceau d'épiploon!"
heeeeeiiiiinnnn?
30 à rien
(car la crépine c'est l'épiploon!)
Vous corrigez encore genre désolé:
Ne me dites pas que vous n'avez pas ici un tout petit peu de mésentère?
heeeeeeeeiiiiiiiinnnnnn?
40 à rien
(car la crépine c'est le mésentère)
Enfin, je vous demande seulement un peu de crétine!
Jeu set et match.
Qui ne nous dispense pas de jeter un regard   admiratif sur cette membrane qui chez les bovins et les ovins environne  les intestins.


Et donc, on emballe avec de l'épiploon, du mésentère, enfin de la crépine.
 
cocotte en fonte gros sel en bas herbes de Provence dessus et du sel encore. Ici on en use 3kg.


on aura poussé le four au maximum et on enfourne pile une heure


on exhume et on nettoie au pinceau



Il va sans dire que c'est salé exactement comme il convient.
On entend critiquer que c'est chiqué et compagnie de faire de la sorte. On dit oui, absolument!
Inutile de se compliquer la vie si on n'a pas de public. On appelle les uns, les autres, les enfants indulgents, les amis du surgelé, les manchots de la mandoline. On pourra même évoquer le mésentère. Pour l'épiploon, on prend les paris: ça existe pas, ce mot!!!
Par ehoui! - Publié dans : lesgantsblancs
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Samedi 3 mars 2007 6 03 /03 /2007 18:39
Dans les écoles maternelles, il n'est pas rare de lire sur le devant des portes le matin lorsqu'on dépose son enfant ensommeillé: "nous mettons les patins" ce qui est une contrepèterie susceptible d'ensoleiller la journée du plus grognon des insomniaques, alors que "nous chaussons les chaussons" ne se peut lire quasi jamais, à cause sans doute de la répétition homonymique d'un verbe et d'un substantif, respectivement. Et c'est dommage parce que le chausson peut évoquer ce truc fabriqué avec peu d'énergie et à peine plus de pâte feuillée, au sujet de laquelle nous répétons que c'est un jeu d'enfant de maternelle, lequel enfant donc est sommé matin de mettre patins.



ici nous mîmes des coings en gelée, il n'est pas inutile de signifier que le coing est fruit du cognassier, un mot qu'il faut prendre soin de bien prononcer surtout devant n'importe quel représentant du sexe lequel représentant n'est jamais prêt à entendre "conne à chier" et on peut le comprendre, il va sans dire. Digression légèrement déviante, on présente vivement de la contrition.



la soudure à l'eau et à la fourchette est de celle qui évoque à nouveau une activité d'école maternelle avec pâte à modeler et patins mis le matin, donc.


avant cuisson flanquer quelques coups de couteau assassins au flan des demi-lunes, et cuire 20 minutes à 210 au seuil desquels un peu de neige poudreuse sera bien venue, bien qu'il ne sera pas question de skier en chaussons pas plus qu'en patins. Si l'on est pauvre en coings, quelques pommes réduites feront l'affaire.
Ensuite il sera temps d'aller chercher les enfants à la maternelle, enlever les patins et fixer les scratchs.
Pas de contrepèterie. Dommage. Parce que faxer les scritchs...
Par ehoui! - Publié dans : lesgantsblancs
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Samedi 3 mars 2007 6 03 /03 /2007 17:12


Voici sans doute une idée totalement street food approuvée peut-être par slow food.
Les gants blancs traduisent:
Par là ils veulent signifier que si d'aventures il y aurait demain d'autres manières de se nourrir que d'aller chez sa manman demander: "quand c'est-y et quoi qu'on mange?", il se pourrait fortement qu'aux coins des plus passantes rues, des marchands de cette sorte de nourriture vous proposassent, dans le but de vous sustenter, cette forme alimentaire qui engloberait l'ustensile, lequel, consommer se pourrait.
Hummm.
Bon.
On pourrait becqueter l'assiette.
Et son contenu bien sûr.
Et pas de chaise.
Et de local pas moins.
Et de maman que nenni!
Pleurons!
L'idée est toujours, au moins dans la configuration qui se trouve ci- conjointement illustrée, de se demander en quoi et jusqu'où les discounteurs peuvent nous intéresser.
Premièrement en ce que le paquet de farine de pain rustique ou campagnard ou autre se trouve chez eux, et qu'il suffit de verser pour bouler, au kg de farine, 700 grammes d'eau. Les gants blancs ajoutent 40 grammes de levure, ou bien un sachet de levure sèche express de sorte qu'ils ont derechef la certitude que gonflera le mélange et qu'ensuite en pesant 400g on boulera  encore, puis on moulera et on cuira pour obtenir cette sorte de marmite qu'il conviendra bien sûr de décapiter, de creuser et de remplir.



Rendons ce qu'à César devons: c'est dans les allées du salon de l'agriculture, qu'il y a de cela quelques années, les gants blancs observèrent cette forme alimentaire, remplie de haricots blancs à la tomate, deuxième raison de citer le discount alimentaire: haricots blancs en bocal et purée de tomates en berlingot.


Or donc, dès lors, pourquoi ne pas envisager le remplissage type pan bagnat? Pour ne pas parler de salade niçoise.
Pour mémoire et pour la forme, citons de manière non exhaustive le maïs, la tomate, la laitue, l'oignon, les haricots, les radis, et plus si affinité... mais surtout huile d'olives, sel et un trait de vinaigre.
On peut envisager l'oeuf et l'anchois.








Des esprits chagrins nous signifient qu'ils bouffent d'une part le contenu de  l'assiette, de l'autre le récipient panifié.
Ok,
 mais qu'est-ce qu'y fichent de la fourchette?
C'est, confronté à la douleur de cet humour ravageur et nihiliste, que les gants blancs s'exclament que pareille assertion ne saurait provenir que d'un estomac qui crie famine. En conséquence on demandera au détracteur ce qu'il souhaite manger.
Par ehoui! - Publié dans : lesgantsblancs
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